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Recommandation de film: The Bacchus Lady

Alors que nous nous plaisons à regarder des dramas et films tous plus divertissants les uns que les autres, il en est aussi des moins connus, moins divertissants, mais qui toutefois méritent tout autant à être vus. 

Parmi ces oeuvres, nous traiterons ici d’un film en particulier, The Bacchus Lady. 

So-young (Youn Yuh-jung) est l’une des  « Bacchus Lady » de Séoul – des prostituées âgées qui approchent des clients potentiels dans les parcs les plus fréquentés du centre-ville, vantant les boissons énergétiques Bacchus-F pour les solliciter. Ses journées sont sans histoire, tournant autour de son travail et ponctuées par les singeries de son voisin handicapé, Do-hoon (Yoon Kye-sang) et de la propriétaire transgenre Tina (An A-zu). Cependant, sa vie et sa profession prennent un sens différent lorsqu’elle accueille un «Kopino» (coréen-philippin), enfant d’une prostituée philippine emprisonnée pour avoir poignardé le père coréen de son fils. Alors que So-young commence à prendre l’enfant sous son aile, d’un autre côté, ses clients de longue date prenant de l’âge la supplient de les aider à mettre fin à leurs vies.

The Bacchus Lady est l’occasion de donner un aperçu significatif des défis auxquels font face les seniors sud-coréens. Société de l’Est asiatique traditionnellement régie par les valeurs confucéennes de la piété filiale, la prostitution âgée n’est probablement pas le premier problème auquel on pense lorsqu’on pense aux problèmes de la société sud-coréenne. Cependant, il est clair que la Corée n’est pas un pays pour les personnes âgées: près de la moitié de sa population âgée est pauvre, le taux de pauvreté chez les personnes âgées est le plus élevé de tous les pays développés. Le système de protection sociale de l’État est limité et la jeune génération se bat déjà dans un pays qu’ils appellent «Hell Joseon» (Joseon de l’Enfer).

The Bacchus Lady, à la fois film cinématographique et commentaire social sur l’un des problèmes sociaux de la Corée, force le spectateur à insister sur les notions d’âge et de mort. Il fait ressortir la douleur de ceux qui sont souvent écartés de la société. Nous retrouvons là la difficulté à laquelle de nombreux anciens en Corée se trouvent actuellement est l’incertitude pour un avenir meilleur. Alors que le gouvernement éloigne l’épidémie pour aider les mœurs plus urgentes tels que le taux de natalité minime et le taux de chômage des jeunes en Corée, les aînés coréens gagneront leur vie en occupant de petits boulots. La plupart vont ramasser du carton dans les rues de la ville ou vendre de la nourriture sur les marchés de la ville. Mais beaucoup de femmes coréennes âgées, penchées vers le désespoir et la faim, acceptent rapidement de devenir des dames Bacchus. 

De plus, le jeu d’acteur de l’actrice principale est exceptionnel. Bien que Youn Yeo-Jeong ait joué un rôle clé dans le cinéma et la télévision coréens depuis 1971 (elle a fait ses débuts dans «Woman of Fire» de Kim Ki-young), ce film pourrait quand même compter parmi ses meilleurs. Elle se concentre sur la simple bonté de So-young et laisse entendre que, sous son infinie ingéniosité et sa langue acérée, elle se débat avec le doute de soi et le fatalisme. 

Il ne s’agit peut-être pas du film le plus divertissant, malgré des passages touchants et drôles, mais il s’agit là d’un film nécessaire à quiconque souhaite découvrir un peu plus profondément la société coréenne et ses difficultés.

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